FNTP

Enquête mensuelle d'activité

A l’entrée de la période estivale, le niveau d’activité reste dégradé dans les Travaux Publics et la chute des marchés conclus est de mauvais augure pour l’activité future. Le redémarrage de la commande publique devient urgent et, si la FNTP salue l’ambition portée par le plan France Relance, celui-ci doit se traduire rapidement en actes et en commandes pour le secteur.

Un niveau d’activité encore dégradé

Les travaux réalisés en juin demeurent inférieurs de 8,4% à leur niveau sur la même période de 2019. Après le net redémarrage du mois de mai, s’expliquant par la sortie du confinement, l’activité progresse en juin, mais sur un rythme plus limité (+8,4% par rapport à mai) sans connaître de rebond significatif. Sur l’ensemble du 2ème trimestre, la chute d’activité s’établit à -26,8% par rapport au T2 2019 (après une perte d’activité déjà enregistrée de 4,6% au T1 2020 par rapport au T1 2019). En cumul depuis janvier l’activité a ainsi été réduite de 16,4%.

Des marchés conclus en berne

L’inquiétude des entreprises sur leurs prises de commandes se concrétise en juin avec une chute des marchés conclus de 24,8% par rapport à mai et de 21,7% par rapport à juin 2019. Sur le 2ème trimestre, les prises de commandes se sont effondrées de 21,4%. Alors que le volume d’appels d’offres publics demeure toujours très en retrait en juin, le rebond de la commande publique doit désormais se concrétiser au plus vite pour l’ensemble des donneurs d’ordre et en particulier pour les collectivités locales, dont les investissements sont essentiels à la relance économique.

L’emploi permanent reste stable

Dans ce contexte dégradé, les effectifs ouvriers restent stables au mois de juin (+0,6% par rapport à mai) et demeurent sur une dynamique positive depuis le début d’année (+1,5%). L’intérim, qui avait fortement pâti du confinement, poursuit le redressement en trompe-l’œil engagé en mai : les heures travaillées par les intérimaires augmentent de 43,0% en juin par rapport à mai mais restent très en deçà de leur niveau d’avant crise. Les heures intérimaires travaillées sur le trimestre représentent ainsi toujours moins de la moitié du niveau observé au T2 2019

Poursuite de la reprise

Si le redémarrage a été plus lent qu’espéré, les travaux réalisés enregistrent une progression sensible sur la fin d’année. Compte tenu de la dynamique des marchés conclus et des appels d’offres marchés publics destinés aux Travaux Publics, le redressement de l’activité, tout comme l’embellie du côté de l’emploi, devrait se poursuivre au cours des prochains mois.

Enquête trimestrielle d'opinion


En juillet 2020, l’opinion des entrepreneurs des travaux publics sur leur activité sur les trois derniers mois atteint son plus bas niveau depuis le début de la série (1974), en lien avec la crise sanitaire.